Yann Rémondin - Mon vécu de pratiquant
Mon vécu de pratiquant
Énergie – Passion – Performance – Blessures
Avant d’être préparateur physique, j’ai été un jeune sportif passionné.
Comme beaucoup, le sport de haut niveau me faisait rêver.
C’est un univers chargé de mythes :
les entraînements des athlètes,
les staffs de performance,
les méthodes utilisées pour être toujours plus fort, plus rapide, plus endurant.
De l’extérieur, on ne voit que les matchs, les résultats, les exploits.
On ne perçoit jamais vraiment ce qui se cache derrière.
Et pourtant, il y a une énergie particulière qui se dégage de ce monde, une intensité émotionnelle que tout le monde ressent, même sans en connaître les rouages.
Énergie & passion
Ma passion pour le sport et la performance a été un moteur très puissant.
Très tôt, j’ai cherché à progresser, à m’entraîner mieux, à devenir plus performant dans ma pratique du basketball.
Mais assez rapidement, j’ai pris conscience d’une chose :
avec seulement deux entraînements par semaine, je n’irais pas aussi loin que je l’espérais.
C’est ainsi qu’à l’âge de 14 ans — bien avant Instagram, YouTube et les smartphones — j’ai commencé à m’intéresser aux méthodes d’entraînement.
Je cherchais à comprendre comment progresser, comment structurer mon travail, comment tirer le meilleur de mon corps.
À cette époque, conscient de mon ignorance, j’écoutais les conseils des sportifs plus expérimentés.
Avec le recul, j’ai compris une chose essentielle :
celui qui pense savoir n’est pas forcément celui qui sait.
Alors j’ai cherché.
J’ai écouté.
J’ai testé.
J’ai échoué.
J’ai progressé.
J’ai parfois régressé.
Mais une chose restait constante : la sueur.
Une phrase de Philippe Lucas m’a profondément marqué :
« Dans le sport, si tu ne t’entraînes pas, tu es sûr de ne pas progresser. Mais si tu t’entraînes, tu n’es pas sûr de progresser. »
Je l’ai littéralement vécue dans mon corps.
Performance & blessures
Sur ce chemin, j’ai découvert quelque chose qui me fascine encore aujourd’hui :
la capacité d’adaptation du corps humain.
Observer les effets de l’entraînement sur mes qualités physiques, ressentir les évolutions, comprendre que le corps se transforme…
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser profondément à la physiologie et à la notion de performance.
Mais j’ai aussi fait très tôt la rencontre avec l’autre face de la médaille : les blessures.
Entorses de cheville à répétition (avec une instabilité chronique),
tendinopathies du tendon rotulien, du tendon d’Achille,
pubalgies,
douleurs fréquentes à l’épaule,
torticolis à répétition.
Aucune blessure nécessitant une opération, heureusement.
Mais suffisamment de douleurs pour se retrouver, à certains moments, incapable de courir dix minutes sans gêne.
À l’époque, je ne le savais pas encore.
Mais ces blessures allaient devenir le point de départ d’une réflexion beaucoup plus profonde sur l’entraînement, l’adaptation et la performance.
À suivre…